Electeurs sarkozystes, à droite toute?
Plusieurs articles dans des journaux sérieux (je ne pense pas que le Figaro puisse être accusé d'être 'gauchiste' ) font état depuis hier de la droitisation voulue par les électeurs sarkozystes, qui assument pour la plupart leurs accointances avec l'Extrême Droite, tout comme par leur chef de file alors que de rares personnalités UMP s'élèvent contre cette dérive.
On l'avait vu sur cet espace, cela se confirme au niveau national....
Après, que chacun vote en conscience du mode de société et de rapports humains qu'il souhaite voir vivre en France pour la fin des années 2010! Perso, mon choix est désormais limpide, merci à vous tous de vous être dévoilés!! $🙂
Selon un http://www.lesechos.fr/economie-politique/election-presidentielle-2012/document/0202028581764-le-barometre-opinionway-fiducial-les-echos-d-avril-316043.php sondage OpinionWay, réalisé pour Les Echos, 64 % des Français sont opposés à une alliance entre l' http://www.lemonde.fr/ump/ UMP et le FN. Les électeurs de http://www.lemonde.fr/marine-le-pen/ Marine Le Pen et ceux de http://www.lemonde.fr/nicolas-sarkozy/ Nicolas Sarkozy y sont en revanche favorables dans des proportions similaires - respectivement 59 % et 64 %. Les Français ayant choisi http://www.lemonde.fr/francois-hollande/ François Hollande (PS), http://www.lemonde.fr/jean-luc-melenchon/ Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et http://www.lemonde.fr/francois-bayrou/ François Bayrou( http://www.lemonde.fr/modem/ MoDem) s'y opposent franchement (92 % pour les électeurs des deux premiers ; 72 % pour les électeurs du candidat centriste).
Le Monde.fr | 24.04.2012 à 11h04 •
Par Alexandre Lemarié
Faire http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/entendre entendre la petite http://www.lemonde.fr/voyage-musique/ musique centriste sans pour autant http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/provoquer provoquer un vrai affrontement sur la stratégie à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/suivre suivre avant le second tour du scrutin présidentiel, afin de ne pas obérer les chances de victoire.
Tel est l'exercice auquel s'adonnent certains membres modérés de la majorité, alors que http://www.lemonde.fr/nicolas-sarkozy/ Nicolas Sarkozy est condamné à droitiser encore davantage sa campagne pour récupérer le maximum de voix des électeurs s'étant portés sur http://www.lemonde.fr/marine-le-pen/ Marine Le Pen au premier tour. Le réservoir électoral est en effet plus important de son côté-là pour le président sortant, suite au score de 17,90 % obtenu par la candidate FN, le centriste http://www.lemonde.fr/francois-bayrou/ François Bayrou n'ayant recueilli que 9,13 % des voix.
Le président du conseil général des Hauts-de-Seine, http://www.lemonde.fr/sujet/aa52/patrick-devedjian.html Patrick Devedjian, a été le premier à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/mettre mettre en garde M. Sarkozy contre une droitisation extrême de sa campagne d'entre-deux-tours. Dès dimanche soir, l'ancien ministre a lancé un appel contre la tentation de http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/courir courir après les voix du FN : "L'extrême droite n'est forte que quand la droite est faible, quand elle n'a pas sa propre pensée, sa propre vision du monde."
"Nous savons que la http://www.lemonde.fr/voyage-france/ France est forte de la diversité des ses origines. C'est ce qui fait son talent", a souligné cet ancien proche de M. Sarkozy, http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/19/devedjian-contre-sarkozy-pere-et-fils_1442457_823448.html en froid avec lui depuis 2010. M. Devedjian a enfin conseillé au candidat http://www.lemonde.fr/ump/ UMP de davantage http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/parler parlerde la crise. "Jusqu'à présent, cette question a été absente des débats", a-t-il regretté.
Chantal Jouanno a également pris ses distances avec l'axe de campagne du président sortant, visant à récupérer les voix des électeurs frontistes. L'ancienne ministre des sports de Nicolas Sarkozy explique "craindre que la droitisation ne soit qu'un mirage douloureux", dans http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/chantal-jouanno-la-droitisation-un-mirage-douloureux-23-04-2012-1454487_324.php un entretien au Point.fr, publié lundi 23 avril.
"Dans les prochains jours, j'appelle de mes vœux un discours beaucoup plus équilibré dans le choix des thèmes de campagne et dans les mots utilisés. La droite doit http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/rester rester elle-même et http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/porter porter ses propres valeurs", insiste la conseillère régionale d'Ile-de-France et sénatrice UMP de Paris. Le même jour, elle a martelé son message en déclarant sur Public Sénat : "Je ne pense pas que la réponse soit dans la droitisation de nos propres http://www.lemonde.fr/idees/ idées.".
D'autres voix se sont élevées dans les rangs de la majorité pour http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/rappeler rappeler les valeurs des centristes de l'UMP. Tout en nuance, l'ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, qui est pleinement engagé dans la campagne de Nicolas Sarkozy, http://www.europe1.fr/Politique/Raffarin-fait-du-pied-a-Bayrou-1049913/ a appelé ce dernier à la prudence lundi.
M. Raffarin estime que http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/virer virer à droite toute, en ignorant les centristes, serait une erreur fatale. "On ne gagne pas sans François Bayrou", seul candidat représentant selon lui les valeurs de l'humanisme, a mis en garde sur iTélé l'ex-premier ministre. Ce dernier a ensuite assuré qu'il se "retrouve bien" dans cette campagne de second tour "à condition que nous fassions http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/entendre entendre ce message humaniste", porté par "ceux qui sont plus au centre".
Dès dimanche soir, les radicaux de la majorité avaient eux aussi fait http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/entendre entendre leur voix. "La seconde place de Nicolas Sarkozy et la percée de Marine Le Pen démontrent que la stratégie du président sortant de http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/faire faire une campagne à droite toute n'était pas la bonne formule", analysait l'ex-porte-parole adjoint de l'UMP http://www.lemonde.fr/sujet/8822/dominique-paill.html Dominique Paillé, revenu dans le giron du Parti radical.
Le président de ce parti, http://www.lemonde.fr/sujet/73e5/jean-louis-borloo.html Jean-Louis Borloo, http://www.europe1.fr/Politique/Borloo-la-France-forte-oui-mais-si-elle-est-humaniste-1048829/ lançait à son tour : "En période de crise il faut une http://www.lemonde.fr/politique/ politique humaine, qui va vers les plus fragiles. La France forte oui, mais si elle prend en compte des valeurs humanistes." Se réjouissant de http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/voir voir que M. Sarkozy, qu'il soutient, n'ait pas "été balayé" dans les urnes, il appellait aussi le candidat UMP à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/adopter adopter une ligne centriste et prenne en compte les valeurs"sociales et de http://www.lemonde.fr/justice/ justice."
Mais Nicolas Sarkozy n'entend pas http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/laisser laisser de nouveau s' http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/installer installer au sein de son camp un débat sur la stratégie à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/suivre suivre, entre la droitisation et le recentrage, comme ce fut le cas avant le premier tour.
Dès dimanche soir, M. Sarkozy a estimé que ces hésitations stratégiques lui avaient sans doute "coûté la première place", raporte http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/04/23/01039-20120423ARTFIG00749-sarkozy-convaincude-pouvoir-l-emporter.php Le Figaro. "J'ai bien fait de ne pas écouter tous ceux qui me conseillaient de me http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/recentrer recentrer. Je continuerai à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/parler parler au peuple", a-t-il alors tranché, selon le journal.
Le ton employé par le président-candidat, lundi, lors de son premier meeting après le second tour, a montré la ligne à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/suivre suivre. M. Sarkozy a multiplié les messages en direction des électeurs du http://www.lemonde.fr/front-national/ Front national, à Saint-Cyr (Indre-et-Loire), près de Tours.
Par http://plus.lefigaro.fr/page/solenn-de-royer Solenn de Royer - Le Figaro
L'offensive en direction des électeurs du http://plus.lefigaro.fr/tag/front-national Front national s'accélère. En déplacement mardi à Longjumeau, fief de sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet, http://plus.lefigaro.fr/tag/nicolas-sarkozy Nicolas Sarkozy a redit qu'il ne pouvait «pas faire la campagne du deuxième tour comme au premier», parce qu'il fallait «comprendre le vote FN». Sous une pluie fine, le président-candidat a d'abord rendu visite aux commerçants de la ville. Cette «déambulation» a été l'occasion d'une mise au point sur le vote FN. Devant un four à pizza, au comptoir du café L'Excuse, ou sur un trottoir de la rue François-Mitterrand, Nicolas Sarkozy a défendu le droit de s'adresser aux électeurs frontistes, en faisant valoir que le FN était un parti «compatible avec la République». «Ce vote n'est pas répréhensible, a-t-il lancé. S'il l'était, la République lui aurait interdit de se présenter.»
Alors qu'un journaliste lui demandait s'il y avait des «lignes blanches» à ne pas franchir, le président a haussé les sourcils: «Des lignes blanches? Je ne comprends pas… On n'a pas le droit de parler aux électeurs du FN? (…) Quels thèmes seraient tabous?» Il a répété que l'immigration, les frontières, la nation, étaient des sujets dont il «fallait parler». Il a ajouté qu'il tirerait «les conséquences» de ce vote, en prenant «des engagements suffisamment précis pour que les électeurs (du FN) sachent qu'on a compris leur message». Il devrait détailler sur TF1 mercredi et sur France 2 jeudi. Le président a également renvoyé François Hollande - qui, lui aussi, aura besoin des voix FN le 6 mai - dans ses cordes: «On n'a pas le droit de parler à ceux qui ont voté FN? Mais M. Hollande le peut, lui, comme il l'a fait dans un quotidien?»
Plus tard, dans le Théâtre de Longjumeau bondé et surchauffé, Nicolas Sarkozy poursuit dans la même veine. Il commence par faire huer les «spécialistes, les observateurs» et «ces braves sondeurs»: des «girouettes qui changent avec le vent». Il moque les «leçons de morale» et la «pensée unique» de ces «tartuffes de Saint-Germain-des-Prés». Et il poursuit, ravi de son effet: «Les gens sont plus mauvais à l'extrême droite qu'à l'extrême gauche? Aller mendier les voix de l'extrême gauche, c'est noble? Et celui qui souffre dans son quartier, qui a peur dans le métro, je n'aurais pas le droit de lui parler?»
Le président-candidat a un mot aussi pour les électeurs du centre, soucieux de la maîtrise des finances publiques. Mais c'est pour mieux revenir à des sujets plus porteurs pour les électeurs du FN: «Est-ce que je peux demander aux Français, “faites des efforts” et en même temps accepter une immigration qui ne serait motivée que par l'attraction de prestations sociales parmi les plus généreuses d'Europe?» Il a ensuite égrené son antienne: immigration divisée par deux, lutte contre «l'Europe passoire», racines monarchiques et chrétiennes de la France, lutte contre le communautarisme, lien entre droit de vote et citoyenneté. Il a moqué Hollande qui n'était pas présent lors du vote de la loi interdisant la burqa. Et s'est livré à une charge contre «toutes ces horreurs, comme l'excision, des pratiques qui martyrisent les femmes, inacceptables sur le territoire de la République». Le public applaudit à tout rompre. Selon le baromètre OpinionWay Fiducial pour Les Échos et Radio Classique, http://elections.lefigaro.fr/flash-presidentielle/2012/04/24/97006-20120424FILWWW00562-fn-l-electorat-de-sarkozy-pour-un-accord.php 64 % des électeurs de Sarkozy seraient partisans d'un accord entre l'UMP et le FN pour les législatives. Pour Bruno Jeanbart d'OpinionWay, le sujet n'est plus «tabou».
Devant la scène, au premier rang: le président du groupe centriste au Sénat François Zocchetto, qui a soutenu François Bayrou au premier tour et apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour le second; Marie-Anne Monchamp, qui vient de publier un livre intituléÀ la gauche de la droite (DDB) ; sa porte-parole, NKM, auteur l'an dernier d'un pamphlet contre le FN (Le Front antinational, Éd. du Moment). Avant le meeting, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, souriait dans les rues de la ville: «La vie est un rêve, on est à Longjumeau, il fait beau, on est encore vivants et on peut gagner!»
On l'avait vu sur cet espace, cela se confirme au niveau national....
Après, que chacun vote en conscience du mode de société et de rapports humains qu'il souhaite voir vivre en France pour la fin des années 2010! Perso, mon choix est désormais limpide, merci à vous tous de vous être dévoilés!! $🙂
64 % des électeurs de M. Sarkozy souhaitent une alliance avec le FN pour les législatives
Le Monde.fr | 24.04.2012 à 16h44 • Mis à jour le 24.04.2012 à 16h59Selon un http://www.lesechos.fr/economie-politique/election-presidentielle-2012/document/0202028581764-le-barometre-opinionway-fiducial-les-echos-d-avril-316043.php sondage OpinionWay, réalisé pour Les Echos, 64 % des Français sont opposés à une alliance entre l' http://www.lemonde.fr/ump/ UMP et le FN. Les électeurs de http://www.lemonde.fr/marine-le-pen/ Marine Le Pen et ceux de http://www.lemonde.fr/nicolas-sarkozy/ Nicolas Sarkozy y sont en revanche favorables dans des proportions similaires - respectivement 59 % et 64 %. Les Français ayant choisi http://www.lemonde.fr/francois-hollande/ François Hollande (PS), http://www.lemonde.fr/jean-luc-melenchon/ Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et http://www.lemonde.fr/francois-bayrou/ François Bayrou( http://www.lemonde.fr/modem/ MoDem) s'y opposent franchement (92 % pour les électeurs des deux premiers ; 72 % pour les électeurs du candidat centriste).
Les modérés de l'UMP mettent en garde M. Sarkozy contre une droitisation extrême
Le Monde.fr | 24.04.2012 à 11h04 •
Par Alexandre Lemarié
Faire http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/entendre entendre la petite http://www.lemonde.fr/voyage-musique/ musique centriste sans pour autant http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/provoquer provoquer un vrai affrontement sur la stratégie à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/suivre suivre avant le second tour du scrutin présidentiel, afin de ne pas obérer les chances de victoire.
Tel est l'exercice auquel s'adonnent certains membres modérés de la majorité, alors que http://www.lemonde.fr/nicolas-sarkozy/ Nicolas Sarkozy est condamné à droitiser encore davantage sa campagne pour récupérer le maximum de voix des électeurs s'étant portés sur http://www.lemonde.fr/marine-le-pen/ Marine Le Pen au premier tour. Le réservoir électoral est en effet plus important de son côté-là pour le président sortant, suite au score de 17,90 % obtenu par la candidate FN, le centriste http://www.lemonde.fr/francois-bayrou/ François Bayrou n'ayant recueilli que 9,13 % des voix.
Le président du conseil général des Hauts-de-Seine, http://www.lemonde.fr/sujet/aa52/patrick-devedjian.html Patrick Devedjian, a été le premier à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/mettre mettre en garde M. Sarkozy contre une droitisation extrême de sa campagne d'entre-deux-tours. Dès dimanche soir, l'ancien ministre a lancé un appel contre la tentation de http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/courir courir après les voix du FN : "L'extrême droite n'est forte que quand la droite est faible, quand elle n'a pas sa propre pensée, sa propre vision du monde."
"Nous savons que la http://www.lemonde.fr/voyage-france/ France est forte de la diversité des ses origines. C'est ce qui fait son talent", a souligné cet ancien proche de M. Sarkozy, http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/19/devedjian-contre-sarkozy-pere-et-fils_1442457_823448.html en froid avec lui depuis 2010. M. Devedjian a enfin conseillé au candidat http://www.lemonde.fr/ump/ UMP de davantage http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/parler parlerde la crise. "Jusqu'à présent, cette question a été absente des débats", a-t-il regretté.
Chantal Jouanno a également pris ses distances avec l'axe de campagne du président sortant, visant à récupérer les voix des électeurs frontistes. L'ancienne ministre des sports de Nicolas Sarkozy explique "craindre que la droitisation ne soit qu'un mirage douloureux", dans http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/chantal-jouanno-la-droitisation-un-mirage-douloureux-23-04-2012-1454487_324.php un entretien au Point.fr, publié lundi 23 avril.
"Dans les prochains jours, j'appelle de mes vœux un discours beaucoup plus équilibré dans le choix des thèmes de campagne et dans les mots utilisés. La droite doit http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/rester rester elle-même et http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/porter porter ses propres valeurs", insiste la conseillère régionale d'Ile-de-France et sénatrice UMP de Paris. Le même jour, elle a martelé son message en déclarant sur Public Sénat : "Je ne pense pas que la réponse soit dans la droitisation de nos propres http://www.lemonde.fr/idees/ idées.".
D'autres voix se sont élevées dans les rangs de la majorité pour http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/rappeler rappeler les valeurs des centristes de l'UMP. Tout en nuance, l'ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, qui est pleinement engagé dans la campagne de Nicolas Sarkozy, http://www.europe1.fr/Politique/Raffarin-fait-du-pied-a-Bayrou-1049913/ a appelé ce dernier à la prudence lundi.
M. Raffarin estime que http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/virer virer à droite toute, en ignorant les centristes, serait une erreur fatale. "On ne gagne pas sans François Bayrou", seul candidat représentant selon lui les valeurs de l'humanisme, a mis en garde sur iTélé l'ex-premier ministre. Ce dernier a ensuite assuré qu'il se "retrouve bien" dans cette campagne de second tour "à condition que nous fassions http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/entendre entendre ce message humaniste", porté par "ceux qui sont plus au centre".
Dès dimanche soir, les radicaux de la majorité avaient eux aussi fait http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/entendre entendre leur voix. "La seconde place de Nicolas Sarkozy et la percée de Marine Le Pen démontrent que la stratégie du président sortant de http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/faire faire une campagne à droite toute n'était pas la bonne formule", analysait l'ex-porte-parole adjoint de l'UMP http://www.lemonde.fr/sujet/8822/dominique-paill.html Dominique Paillé, revenu dans le giron du Parti radical.
Le président de ce parti, http://www.lemonde.fr/sujet/73e5/jean-louis-borloo.html Jean-Louis Borloo, http://www.europe1.fr/Politique/Borloo-la-France-forte-oui-mais-si-elle-est-humaniste-1048829/ lançait à son tour : "En période de crise il faut une http://www.lemonde.fr/politique/ politique humaine, qui va vers les plus fragiles. La France forte oui, mais si elle prend en compte des valeurs humanistes." Se réjouissant de http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/voir voir que M. Sarkozy, qu'il soutient, n'ait pas "été balayé" dans les urnes, il appellait aussi le candidat UMP à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/adopter adopter une ligne centriste et prenne en compte les valeurs"sociales et de http://www.lemonde.fr/justice/ justice."
Mais Nicolas Sarkozy n'entend pas http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/laisser laisser de nouveau s' http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/installer installer au sein de son camp un débat sur la stratégie à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/suivre suivre, entre la droitisation et le recentrage, comme ce fut le cas avant le premier tour.
Dès dimanche soir, M. Sarkozy a estimé que ces hésitations stratégiques lui avaient sans doute "coûté la première place", raporte http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/04/23/01039-20120423ARTFIG00749-sarkozy-convaincude-pouvoir-l-emporter.php Le Figaro. "J'ai bien fait de ne pas écouter tous ceux qui me conseillaient de me http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/recentrer recentrer. Je continuerai à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/parler parler au peuple", a-t-il alors tranché, selon le journal.
Le ton employé par le président-candidat, lundi, lors de son premier meeting après le second tour, a montré la ligne à http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/suivre suivre. M. Sarkozy a multiplié les messages en direction des électeurs du http://www.lemonde.fr/front-national/ Front national, à Saint-Cyr (Indre-et-Loire), près de Tours.
Sarkozy à la reconquête de l'électorat FN
Par http://plus.lefigaro.fr/page/solenn-de-royer Solenn de Royer - Le Figaro
Mis à jour le 24/04/2012 à 23:26 |
Mardi à Longjumeau, le président-candidat a jugé le parti lepéniste «compatible» avec la République.
L'offensive en direction des électeurs du http://plus.lefigaro.fr/tag/front-national Front national s'accélère. En déplacement mardi à Longjumeau, fief de sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet, http://plus.lefigaro.fr/tag/nicolas-sarkozy Nicolas Sarkozy a redit qu'il ne pouvait «pas faire la campagne du deuxième tour comme au premier», parce qu'il fallait «comprendre le vote FN». Sous une pluie fine, le président-candidat a d'abord rendu visite aux commerçants de la ville. Cette «déambulation» a été l'occasion d'une mise au point sur le vote FN. Devant un four à pizza, au comptoir du café L'Excuse, ou sur un trottoir de la rue François-Mitterrand, Nicolas Sarkozy a défendu le droit de s'adresser aux électeurs frontistes, en faisant valoir que le FN était un parti «compatible avec la République». «Ce vote n'est pas répréhensible, a-t-il lancé. S'il l'était, la République lui aurait interdit de se présenter.»
Alors qu'un journaliste lui demandait s'il y avait des «lignes blanches» à ne pas franchir, le président a haussé les sourcils: «Des lignes blanches? Je ne comprends pas… On n'a pas le droit de parler aux électeurs du FN? (…) Quels thèmes seraient tabous?» Il a répété que l'immigration, les frontières, la nation, étaient des sujets dont il «fallait parler». Il a ajouté qu'il tirerait «les conséquences» de ce vote, en prenant «des engagements suffisamment précis pour que les électeurs (du FN) sachent qu'on a compris leur message». Il devrait détailler sur TF1 mercredi et sur France 2 jeudi. Le président a également renvoyé François Hollande - qui, lui aussi, aura besoin des voix FN le 6 mai - dans ses cordes: «On n'a pas le droit de parler à ceux qui ont voté FN? Mais M. Hollande le peut, lui, comme il l'a fait dans un quotidien?»
«Europe passoire»
Plus tard, dans le Théâtre de Longjumeau bondé et surchauffé, Nicolas Sarkozy poursuit dans la même veine. Il commence par faire huer les «spécialistes, les observateurs» et «ces braves sondeurs»: des «girouettes qui changent avec le vent». Il moque les «leçons de morale» et la «pensée unique» de ces «tartuffes de Saint-Germain-des-Prés». Et il poursuit, ravi de son effet: «Les gens sont plus mauvais à l'extrême droite qu'à l'extrême gauche? Aller mendier les voix de l'extrême gauche, c'est noble? Et celui qui souffre dans son quartier, qui a peur dans le métro, je n'aurais pas le droit de lui parler?»
Le président-candidat a un mot aussi pour les électeurs du centre, soucieux de la maîtrise des finances publiques. Mais c'est pour mieux revenir à des sujets plus porteurs pour les électeurs du FN: «Est-ce que je peux demander aux Français, “faites des efforts” et en même temps accepter une immigration qui ne serait motivée que par l'attraction de prestations sociales parmi les plus généreuses d'Europe?» Il a ensuite égrené son antienne: immigration divisée par deux, lutte contre «l'Europe passoire», racines monarchiques et chrétiennes de la France, lutte contre le communautarisme, lien entre droit de vote et citoyenneté. Il a moqué Hollande qui n'était pas présent lors du vote de la loi interdisant la burqa. Et s'est livré à une charge contre «toutes ces horreurs, comme l'excision, des pratiques qui martyrisent les femmes, inacceptables sur le territoire de la République». Le public applaudit à tout rompre. Selon le baromètre OpinionWay Fiducial pour Les Échos et Radio Classique, http://elections.lefigaro.fr/flash-presidentielle/2012/04/24/97006-20120424FILWWW00562-fn-l-electorat-de-sarkozy-pour-un-accord.php 64 % des électeurs de Sarkozy seraient partisans d'un accord entre l'UMP et le FN pour les législatives. Pour Bruno Jeanbart d'OpinionWay, le sujet n'est plus «tabou».
Devant la scène, au premier rang: le président du groupe centriste au Sénat François Zocchetto, qui a soutenu François Bayrou au premier tour et apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour le second; Marie-Anne Monchamp, qui vient de publier un livre intituléÀ la gauche de la droite (DDB) ; sa porte-parole, NKM, auteur l'an dernier d'un pamphlet contre le FN (Le Front antinational, Éd. du Moment). Avant le meeting, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, souriait dans les rues de la ville: «La vie est un rêve, on est à Longjumeau, il fait beau, on est encore vivants et on peut gagner!»