le désir de bondage fout ma vie en l'air

Mi
Mitsuhirato77
le 21/01/2019
Bonjour,

Je vais aller droit au but.

Je suis un mec de 38 ans, divorcé sans enfants.
Depuis ma plus tendre enfance, je suis attiré par le bondage. Petit garçon de 8 ans, je bandais quand je voyais des femmes kidnappées à la télé sans ne rien y comprendre et j'ai attaché toutes mes copines.

Ça a bien entendu continué jusqu'à mon ex-femme qui acceptait mes fantasmes mais qui ne les ressentait pas réellement au fond d'elle. On s'est séparés car j'ai compris qu'il me fallait quelqu'un qui ne ment pas et qui partage mes orientations.

Du coup, me voilà seul depuis 10 ans. Je n'ose plus brancher qui que ce soit car je ne peux pas expliquer à la fille lors d'un premier rendez-vous que je dois la ligoter pour la trouver désirable.

J'ai tenté d'en parler à des amis, à plusieurs époques de ma vie. Certains étaient gênés, d'autres m'ont pris pour un malade mental qui s'ignore. Autrement dit, personne à qui en parler, pas de conseils constructifs, aucun moyen d'évacuer ma peine, je n'arrive même pas à pleurer. Je me blinde, ma famille ne s’intéresse pas à moi et c'est réciproque, je n'ai plus aucun amour propre, je me dégoûte.

Je n'ai jamais été voir de psy car je ne vois pas bien ce qu'il pourrait faire à part en chercher les causes certainement liées à l'enfance. J'ai eu une enfance heureuse et deux parents qui m'aimaient donc je ne vois pas de traumatisme expliquant cela. Et les causes, je m'en fous un peu, elle ne me feront pas changer de caractère.

Il m'arrive (rarement) de plaire. Dans ce cas, je fuis et la fille me prend certainement pour autre chose.

J'ai fait les sites de rencontres sans succès. Trouver ce qui me correspond me semble à présent impossible. Le temps qui passe épaissit ma carapace. Je n'ai plus goût à rien, je m'isole.

Dans mon entourage actuel, les personnes les plus fines décèlent en moi un mal-être profond et constant. Ils ne savent rien mais ils ne seront pas étonnés si je disparais brutalement. Je n'en suis pas encore là même si je sais que c'est moi qui choisirait le moment de tirer ma révérence dans l'indifférence que je semble rechercher.

Je sais qu'il n'y a pas grand chose à répondre mais ça m'a fait du bien de l'écrire.

Bonne soirée.