Mere toxique? vos avis m'interessent!
Même si pour ma part je pense pouvoir répondre par la positive, les avis extérieurs sont toujours bons a prendre. Surtout venant de personnes qui ne me connaissent pas et elle non plus.
Je vais essayer de vous relater les faits le plus objectivement possible, j'ai besoin de me lâcher, j'ai coupé les ponts ce week end. J’espère que cette fois ce sera définitif.
J'ai 26 ans. Ma mère m'a mis au monde juste après avoir soufflé sa 18e bougie. D'un milieu familial dévasté, elle s'est accroché a mon père (alcoolique et toxicomane, violent et infidèle) et a voulu fondé sa propre famille. Le problème c'est qu'elle se droguait, et que son activité professionnelle consistait à voler des bouteilles d'alcool dans les magasins pour les revendre ensuite. Pour cela elle m'a fait gardé par n'importe qui, les sœurs de mon père en premier lieu ( toutes mes cousines ont été placées tot ou tard pour mauvais traitements, les cousins sont pour la plupart en prison). Puis par des voisins de quartier, et de vagues connaissances liées au milieu de la drogue. Bref. Il ne m'est rien arrivé, en tout cas je n'en ai pas le souvenir.
Ma mère a fini par quitter mon père lorsque j'avais 1 an pour celui qui deviendra mon beau père (appelons le Jean) jusqu’à mes 18 ans. Rien a voir avec le bandit qu’était mon père, cet homme était issu d'une famille dite "normale" (sans alcool ni violence). Elle s'est accroché a lui encore une fois comme à une bouée de sauvetage.
Les relations avec ma mère ont toujours été compliquées. A partir de l'age de 2 ou 3 ans je suis devenue ultra capricieuse, je poussais apparemment ma mère a bout pour le plaisir, et je jouissais de la voir en larmes (aux dires de ma mère). Elle a donc délégué tout ce qui avait trait à la discipline Jean, plus jeune qu'elle d'un an.
Jean ne s'en est pas privé, il a jugé bon de me mettre des raclées (comme il disait) à chaque écart de ma part, douches froides, humiliations etc... Ce qui n'a eu pour seul effet que d'installer en moi une colère contre lui que j’espérais pouvoir un jour faire jaillir... Je bouillonnais, je le détestait. Je suppliais ma mère de l'en empêcher mais elle ne bougeait pas, elle me disait de régler mes comptes avec lui puis elle changeait de pièce. Ma mère se droguait toujours et m'a raconté que je lui amenais des verres d'eau la nuit quand elle vomissait.
Je réclamais mon père lorsque j’étais en crise, mais il était souvent incarcéré et n’était pas physiquement apte (de part ses addictions) a s'occuper de la petite fille que j’étais, mais je n'en avais pas conscience et je vivais cela comme une injustice. Je voulais mon père à la maison et pas ce tyran de jean.
Lorsque que j'ai eu 6 ans, ma mère est tombé enceinte de Jean. lui ne voulait pas d'enfant mais ils l'ont gardé. J’étais contente d'avoir un frère : Antoine. La même année, Jean a été muté à 1000 km de notre région natale, et la seule façon de se faire offrir le déménagement par l'entreprise était d'être mariés. Le mariage eut lieu et nous descendîmes dans le sud quelques mois plus tard. Antoine avait quelques mois, moi 6 ans. Le jour de leur mariage fut officiellement le dernier jour ou ma mère prit de la cocaïne avec Jean. Ne restait que les joints de cannabis.
L'éloignement d'avec mon père et ma famille paternelle a eu pour effet de renforcer le pouvoir de Jean sur moi, et j'ai pu constater avec les années que les mauvais traitements m’étaient uniquement réservés, Antoine lui pouvait faire ce qu'il voulait, il n'a jamais été frappé.
Ma mère savourait sa nouvelle vie au soleil et n'a jamais fait l'effort de m'aider a garder un lien avec notre ancienne région, ni ma famille paternelle. J'ai été complètement déracinée et je l'ai très mal vécu. La mentalité sudiste était bien différente de notre région et j'ai tout se suite été moquée, harcelée à l’école, mise a l’écart... Il m'a fallu 2 ans pour avoir quelques amies, Les moqueries ont perduré jusqu’à ce que je déménage, 6 ans plus tard.
La puberté est arrivée bien trop vite (11 ans), et avec elle son lot de problèmes. Jean en plus d’être un tyran est devenu un genre de pervers, ce que je n'ai pas réussi a identifier tout de suite. Il a commencé a se moquer de ma poitrine naissante, a vouloir la voir, la toucher, le tout sur le ton de la rigolade. Ma mère riait beaucoup aussi et m'incitait à me dévoiler. Quand il s'amusait a m'arracher ma serviette en sortant de la douche, elle l'aidait et quand je me rebellais elle m'engueulait. Tout était fait pour me faire passer pour celle qui fou la merde alors que ce n’était qu'un "jeu" pour eux. Mais les clashs que nous rencontrions à la maison, car plus je grandissait moins je me laissais faire, étaient toujours de ma faute, j’étais un frein a leur bonheur familial, j’étais bien la fille de mon père etc etc... Je ne compte pas le nombre de fois ou ils m'ont menacé de m'envoyer chez ma grand mère, sauf qu'a la pré adolescence et une fois intégrée cela ne m'enchantait guerre.
A 12 ans nous avons déménagé, quitté le centre ville de la ZUP pour aller dans une petite ville bourgeoise a seulement 12 km. l’intégration fut moins difficile, mais j'ai perdu le peu d'amies que j'avais.
Jean est devenu de plus en plus insistant, il entrait dans ma chambre, nu, quasiment toutes les nuits. L'excuse officielle si je me réveillais était de dire qu'il éteignais ma chaîne hifi (que je programmais exprès pour ne pas me faire engueuler justement!) ou alors il vérifiait que je n’étais pas sorti en douce (?!).
La vérité c'est que plusieurs fois je me suis réveillé qu'il pratiquait des attouchements. Il fuyait sur le champ, je n'osais pas la plupart du temps en parler, je me réfugiais dans la colère et faisais la gueule pendant des jours, ce qui était perçu comme mon mauvais caractère et ma volonté de foutre la merde dans cette si belle famille. Il fouillait ma chambre aussi, je n'ai jamais rien pu cacher il a toujours tout découvert le jours même (journaux intimes : raclées parce que j’écrivais mes amourettes et fantasmes de jeune fille (j’étais une pute) et mes rebellions contre ma mère et lui même, premier paquet de cigarettes, lettres a mes copines ou mon amoureux ... ) Bref, tout a toujours été étalé sur la place publique et j'ai souvent été frappée et humiliée pour mes écrits ou autre...
Ma mère se couchait toujours très tôt le soir, et lui veillais devant la télé a fumer des joints. Un soir alors que j'avais 14 ans il me propose de regarder un film d'horreur. J'accepte, car d’habitude je dois me coucher a 20h30. Il se sert un verre de rhum et m'en propose un. Ce que j'accepte aussi, je me sens enfin reconnue comme une grande, et faire ça dans le dos de ma mère me ravi.
Je me réveillerai le lendemain soir sans aucun souvenir d'avoir bu ce verre ni d'avoir vu le film, nue dans mon lit. Ma mère me réveille, je suis dans le gaz, incapable de parler. Il expliquera a ma mère que je n'arrivais pas a dormir donc qu'il m'a donné un médicament mais que j'ai mal réagi, que du coup j'ai fait pipi au lit et il m'a donné une douche (pour expliquer ma nudité). Ma mère n'a pas fait de vagues et je me suis fait engueulé car il a remarqué que je m’épilais le maillot !
Les mois ont passé et rien a changé, espionnage, matage a travers le trou de ma serrure. plus je grandissait moins il me frappait et plus il etait discret et sympa avec moi. a mes 18 ans ce fut le pompon, il m'a couvert de cadeaux je n'ai rien compris. ecran plat, home cinéma, bijoux, cds... J'ai trinqué en disant que ma vie ne serait plus jamais la même et je n'avais pas idée de la portée de mes paroles. J'avais attendu ce moment toute ma vie, j’étais majeure.
C’était l'année de ma terminale, j'avais un copain depuis plusieurs mois, une bande de copines géniales, j’étais jolie, bien intégrée. pas bonne élève mais bon, je m'en fichais. je fumais des joints du matin au soir, ma vie était un sketch comique en dehors de chez moi. Je riais a longueur de journée, c'est d'ailleurs ce qui transpirait de mes bulletins scolaires. Puis j'ai découvert totalement par hasard que Jean avait une maîtresse! J'ai attendu une semaine pour mener mon enquête mais je n'ai pas réussi : jean ne laissait plus traîner son portable. J'ai fini par en parler a ma mère. Le drame évidemment...
Quelques semaines de guerre froide plus tard, elle vient me voir pour m'annoncer qu'elle lui pardonne et là j’éclate, je lui dévoile tout. Elle n’était pas surprise outre mesure, elle m'a dit qu'elle s'en était toujours douté (il faut dire que je lui en ai parlé plein de fois, elle lui a toujours trouvé des excuses farfelues...) mais bon là, elle a assumé son rôle de mère et m'a conduite au commissariat. J'ai déposé plainte. Ma mère a sombré, hospitalisation, maladie inconnue qui lui a fait perdre 15 kilos en 1 mois ainsi que la plupart de ses cheveux, alcoolisme...
J'ai gagné mon Procès et décroché mon BAC malgré un taux d'abscenteisme de l'ordre des 70% en terminale.
Elle a quand même continué de le voir très souvent ensuite, partant en week end chez lui et me laissant mon frère.
C'est là que je suis parti de la maison, j'ai abandonné les études car elle a du déménager et n'avait plus de chambre pour moi. Elle avait mis mes affaires dans un placard qu'elle appelait ma chambre en rigolant. J'ai pris une année sabbatique dans un studio a travailler occasionnellement puis j'ai rempli un dossier pour partir dans l'armée, ce que j'ai fait à 19 ans.
Dès mon départ ma mère m'a appelé plusieurs fois par jour pleurant son désespoir financier et affectif, jurant qu'elle n’était plus avec Jean et qu'elle ne pouvait pas payer les factures, qu'on allait lui couper l’électricité et le gaz, qu'elle ne pouvait pas nourrir mon frère etc etc... J'ai donc pris la decison sous forte suggestion de sa part de lui envoyer 300 euros par mois, elle me faisait tant de peine , c’était ma mère. Cette année là je lui ai offert un lave vaisselle a la fete des meres, je la gatais autant que possible quand je partais à l'etranger.
j'ai rencontré l'homme de ma vie a 20 ans, je mourrais d'envie de construire une famille (oh tiens comme elle !) j'ai choisi le candidat idéal : 2 ans de plus que moi, beau, intelligent, ne fume pas, issu de famille normale... Il me tirait vers le haut, moi la rebelle qui fumait toujours des joints, en colère contre la terre entière. il m'a apaisé. j'ai arrêté totalement de fumer.
Lorsque j'ai annoncé a ma mère que nous allions nous marier 1 an après notre rencontre, elle a fondu en larmes au téléphone et m'a demandé de faire un crédit pour elle de 8000 euros pour rembourser ses dettes. Je l'ai fait, mais je lui en voulais d'avoir utilisé la même conversation que l'annonce de mon mariage pour me demander ca...
Un an plus tard, elle ne remboursait évidemment pas le crédit mais je ne lui en tenait pas rigueur, elle n'avait pas les moyens, bla bla bla...
Je descends dans le sud lui annoncer que nous attendons notre premier enfant. A peine repartis dans le train, mon frère m'appelle et m'annonce qu'elle a fait une tentative de suicide et qu'elle est emmenée par les pompiers.
Elle m'apprend qu'elle est noyée financièrement, je lui propose de rendre son appartement et de venir vivre chez nous le temps de se refaire une santé (morale et financière), de trouver un appartement car notre région est bien moins chère que le sud etc etc...
Elle vient et là c'est le drame. Elle reste scotchée a MON pc toute la journée, non pas pour chercher un appartement ou du travail mais pour les sites de rencontre. Mon frère reste lui aussi enfermé jour et nuit dans la chambre que nous leur avions laissé (future chambre du bébé) sur internet. Il ne se lave même pas ! Nous découvrons leur mode de vie et je suis choquée. Elle lui parle comme un chien uniquement quand elle a besoin de lui (sortir SON chien par exemple... mettre ou débarrasser la table. et basta). J'avais posé une condition a leur emménagement chez nous : pas d'alcool a la maison car je suis enceinte et que je connais ses penchants pour la bouteille. Et bien elle me fera des scandales pour ramener de la biere a la maison "la bierre c'est pas de l'alcool" et elle reussira a force de prise de tète a instaurer l'apero a la maison quasi tous les soirs, et la biere meme le midi.
C'est a cette période que je découvre aussi qu'elle est resté avec Jean pendant les 3 dernières années. J'ai découvert des photos dans son appareil photo. Donc quand elle m'appelait pour me pleurer sa misère, elle était parfois avec lui... J'ai été scandalisée, ecoeurée... Elle n'a pas supporté de devoir se justifier et ils sont repartis, tant mieux car je n'en pouvais plus.
Puis finalement je ne sais pas pk on s'est reparlé, ils sont revenus, elle a trouvé un appartement (nous avons du nous porter garant), mon mari a poser une semaine de vacances pour la demenager et arrivé chez elle elle a fait un scandale car il n'a pas remonté ses meubles... Bref.
J'ai eu mon fils en janvier 2012 et nous nous sommes disputés pour une histoire débile (nous n'avions pas mis le chauffage assez tôt selon elle, chose qu'elle a répété et répété a qui voulait bien l'entendre jusqu’à la maternité le jour de l'accouchement, je l'avais remise a sa place poliment et elle n'avait pas apprécié que je n’écoute pas ses conseils de mère et que je bafoue son rôle).
de là elle est partie et m'a harcelé de textos en me disant que "dans une histoire de Q c'est 50/50" faisant référence aux attouchements de son mari, sans aucun rapport avec la situation, au moment de ma vie ou j'ai le moins besoin d'en entendre parler : a la maternité ! j'ai du changer de numero pour qu'elle me laisse tranquille et j'ai essayé de couper les ponts. Je ne me souviens pas pourquoi on s'est reparlé ! Pour mon fils sans doutes... et parce qu'elle allait déménager, elle avait besoin que je sois son garant, chose que j'ai refusé. Elle n'a pas déménagé.
en 2013 alors que j'attendais mon 2e enfant, je craque. J'ai des soucis avec mon mari qui sort trop a mon gout, je me sens volée par ma mère, bref, je fais une mini dépression. je pars une semaine dans une clinique de repos avec un tas d'autres dépressifs plus ou moins graves. Pendant ce temps, je fais mes plans au cas ou je décide de quitter mon mari et je fais part a ma mère des mes inquiétudes au sujet de ma situation financière. En effet je paye depuis 2 ans et demi un crédit de plus de 250 euros par mois pour de l'argent dont elle a bénéficié... et moi je gagne a peine plus du SMIC, je ne suis pas gradée. Sa seule réponse "tu auras des aides de l’état". Alors je lui dis que non, que je préférerai qu'elle prenne sa responsabilité dans le crédit même si elle ne rembourse pas l’intégralité, que même 50 euros par mois seront les bienvenus. Et là, un scandale a éclaté, elle m'a insulté de tous les noms, m'a menacé de me faire retirer mes enfants (la 2e etait encore dans mon ventre !), m'a traité de profiteuse, de fille vénale etc...
Je ne me suis pas démonté, je suis sorti illico presto de la clinique, j'ai choppé mon mari pour remettre les choses a leur places avec lui et nous avons arrangé les choses entre nous. J'avais besoin de lui dans ma vie en général mais encore plus a ce moment là, mon instinct de rebelle a pris le dessus lorsqu'elle m'a envoyé des mails avec des photos d'elle en vacances dans des vêtements que je lui avais prêté, me narguant au possible et m'insultant.
J'ai pris mon clavier et j'ai tout lâché ! je lui ai dit a quel point son comportement m’exaspérait, a quel point je trouvais sa conduite ignoble (partir en vacances alors que moi je paye 250 euros par mois pour elle, en plus dans MES robes que je lui ai prêté ... M'insulter après tout ce que j'ai fait pour elle, dans le moment de ma vie ou j'avais le plus besoin d'elle !) Bref. Je l'ai copieusement insulté moi aussi même si c’était d'une manière plus distinguée qu'elle. Ce fut mon erreur car on insulte pas ses parents quoi qu'il arrive...
Et là elle m'a traité de pute, me disant que c'est moi qui avait allumé son mari des 14 ans pour me le faire, que j’étais une salope depuis ma plus tendre enfance, qu'elle allait venir me casser la gueule enceinte ou pas, que j'allais le regretter, qu'elle ne me rendrait jamais l'argent car selon elle si je l'ai aidé et gâté c'est parce que je me sentais coupable... Que j’étais la plus grosse erreur de sa vie, que je l'avais toujours jalousé car je voulais être la reine a la maison etc etc... enfin ce fut énorme. Elle en profitait aussi pour insulter mon mari au passage, me critiquer sur mon rôle de mère ... Enfin ce fut la douche froide. Alors j'ai répliqué toujours plus fort sur son coté parasite, j'ai appuyé sur le fait que je n'avais à 14 ans aucune expérience sexuelle et que par conséquent je ne cherchais pas son mari que je détestait ...
Bref, nous nous sommes envoyé dans la figure tout ce que nous avions visiblement sur le cœur depuis des années. J'ai fini par supprimer cette adresse mail et changer de numéro ENCORE UNE FOIS pour couper court a son harcèlement (50 msg par jour, tous insultants et menaçants).
J'ai eu ma fille en novembre 2013 et je ne lui ai pas donné signe de vie, j'avoue. J'ai oublié de dire qu'a chaque dispute avec ma mère, quel qu’en soient les raisons, j'ai reçu des sms insultants et menaçants de la part de mon frère Antoine, sans qu'il ne prenne la peine de prendre ma version ou de me demander des comptes. Si je suis en bon terme avec ma mère, il daigne me parler (et encore, il vient quand ma mere vient, il n'envoie pas des sms au jour de l'an ni a mon anniversaire ni rien du tout...) et quand je suis en froid avec ma mere il m'insulte et me menace systématiquement.
Lorsque ma fille a eu 8 mois, je reçois un coup de fil de ma mère m’annonçant que mon oncle (qui avait aussi pris le parti de ma mère et qui avait coupé les ponts avec moi) et malade; Il est a l’hôpital, c'est peut être le cancer. Cette nouvelle m'attriste évidemment et ma mère, bien que toujours agressive et culpabilisante me demande de se voir. Le rdv est pris avec mon mari nous déjeunons ensemble. J'en profite pour lui annoncer que nous attendons notre 3e enfant, un choc pour elle qui voulait une famille nombreuse mais que Jean a forcé a avorté 4 ou 5 fois. Nous reprenons doucement une relation, sachant qu'elle m'accuse de l'avoir privé de ses petits enfants et qu'elle dit ne jamais pouvoir me le pardonner. A aucun moment elle ne remet son comportement en cause. A ce moment là je paye toujours son crédit mais je refuse de lui en toucher mot, jai fait mon deuil car il s’achève bientôt et je me dis que pour mes enfants, je peux faire cet effort. Au fond j’espérais quand même que le geste vienne d'elle, mais ce ne fut évidemment pas le cas. Pourtant elle a fait une formation d'aide soignante et elle est en cdi, plus question de dire qu'elle n'a pas les moyens... Bref, je fais l'intelligente, je ne lui reproche plus rien, je prends le parti de lui pardonner pour qu'elle fasse partie de ma vie...
Mais très vite, ça m'agace, elle ne parle que de mecs, de fringues etc... Je suis enceinte et elle n’arrête pas de se moquer de mon poids, elle ne prends jamais la peine de me proposer de l'aide alors que je suis assez fatiguée par mes 3 grossesses rapprochées... Elle m'appelle uniquement pour parler d'elle, elle ne remarque même pas que je ne peux pas en placer une... Elle fait régulièrement des remarques sur notre situations financière, selon elle nous sommes des riches (a deux a travailler, ayant emprunté sur 25 ans pour s'acheter un appartement...) et elle se plaint toujours autant de son manque d'argent... Sauf que je ne lâche rien, j'avais prévu de ne plus jamais lui avancer le moindre centime. Elle etait tombé en panne de frigo avant notre derniere brouille, mon mari lui en avait acheté un et elle avait profité de notre dispute pour s'affranchir de le rembourser...
J'ai accouché de mon 3e bébé au moment des fêtes 2014, elle devait prendre les 2 aînés pour que mon mari soit présent. Mais pas de bol le travail a commencé le 31 décembre ! Elle a donc changé d'avis et elle est parti fêter le nouvel an avec son mec du moment. elle n'est venu voir sa petite fille que le 3e jour. Moi ca m'a choqué, mais bon... Je ne voulais pas avoir besoin d'elle, j'avais donc trouvé quelqu'un d'autre pour faire garder les enfants. Je ne lui en ai pas tenu rigueur.
Nous avons donc vendu notre appart pour une maison a la campagne, choix qu'elle n'a pas arrêté de critiquer. Elle me culpabilisait pour les 45 min que je mettais entre elle et ses petits enfants ! Nous avons acheté une très grande maison avec un grand terrain pour continuer de réaliser notre désir de famille nombreuse. Nous y sommes bien.
J'ai vécu une grosse tempête avec mon mari fin 2015 (infidélité) cela a été très dur pour moi car jetais enceinte du 4e et selon moi nous avions tout pour être heureux. Je n'ai pas compris, j'ai déprimé sévère. Elle n’arrêtait pas de me dire de partir, de vendre la maison et de retourner en ville (au dessus de chez elle dans un T3, la bonne idée !)... Nous avons finalement entamé une thérapie de couple et nous avons décidé de réparer notre histoire. C'est un travail long et difficile mais nous nous aimons et nous aimons nos enfants, ils ont besoin de nous et nous sommes prêts a tout tenter pour les préserver. Ma mère n'a rien trouvé a redire jusqu’à ce week end...
Elle est tombé en panne de voiture le dimanche de Pâques en rentrant de chez nous.
Elle a d'abord lourdement insisté pour que mon mari la tracte sur la 4 voies, chose qui était impossible car nous n'avions pas de corde. Elle a alors voulu qu'il prenne un câble électrique ! Finalement heureusement nous n'avons pas trouvé de point d'accroche sur la voiture permettant une telle manœuvre et mon mari les a juste ramené chez eux, mon frère et elle, en attendant de trouver une solution. S'en suivent deux jours de pleurs durant lesquels elle refusera catégoriquement toutes les options qui s'offrent à elle : transports en commun ca fait « cas social »,elle régresse, elle ne veut pas. Pourtant elle a un bus direct de chez elle a son travail au pied de son immeuble... Elle dramatise au maximum, pour les courses, le travail le week end etc... Le vélo , hors de question, il y a des montées donc non.
Le mardi, elle arrive a joindre son assurance qui lui apprend qu'elle a le droit à un dépannage dans l'année. Nous la récupérons donc pour l’amener sur le lieu ou est garée sa voiture pour que la dépanneuse l’amène à un garage dans sa ville. Nous avançons 50 euros au passage puisqu'elle n'a pas de chéquier pour payer (l'assurance ne prend qu'une partie des frais en charge...). Nous la ramenons chez elle et sa voiture part à la casse pour un diagnostic, espérant payer moins cher qu'un garage . Le vendredi nous lui prêtons une voiture pour la semaine car mon mari est en vacances (nous avons 2 voitures).
La panne c'est l'embrayage. Elle en a pour 900 euros de frais et ne les a pas. De plus elle dit que sa voiture ne les vaut pas . Casse ou garage, le prix est le même. Elle ne peut pas payer..
Une de ses collègues de travail lui propose de faire réparer sa voiture par un de ses amis pour beaucoup moins cher donc elle est contente.
Elle nous demande de revenir récupérer sa voiture à la casse et l'amener chez sa copine. Mardi mon mari devait aller en ville pour une conférence de 10h à midi et ensuite au cinéma avec un ami à 14h, il lui propose de faire ca entre midi et deux, car ensuite ma mère travaille jusqu'à 20h30. Au départ elle trouve ca trop juste au niveau du temps, elle refuse et nous demande pour mercredi.
Là je commence a sentir qu'elle devient vraiment envahissante et je lui dit que non, que mercredi nous ne pouvons pas. Elle se vexe, me dit qu'elle va essayer de trouver une autre solution et qu'elle me tient au courant. Et plus de nouvelles. Finalement elle envoie un message à mon mari le mardi à 11h30 « envoie moi un message quand tu seras en bas de chez moi ». Ni bonjour, ni rien, et elle prévient 1/2h avant la fin de sa conférence alors qu'il aurai pu avoir prévu de déjeuner en ville avec son ami avant le film par exemple... Heureusement, il est gentil et était quand meme d'accord pour lui rendre service. Seulement la casse etait fermée et ils n'ont pas pu recuperer la voiture. Pour le coup, vraiment pas de chance !
Et hier, elle me téléphone « ton mari devait venir vendredi, c'est toujours bon ? » En effet, il devait aller voir un match de foot en ville vendredi soir. Seulement nous n'avons plus qu'une seule voiture et j'ai rdv chez ma sage femme à 17h dans une autre ville. Je ne serai pas rentré avant 18h30 environ et le match est à 20h. Les horaires ne permettent pas le tractage de sa voiture... Elle conclu donc que mon mari n'a pas d'autres solutions que de faire un aller retour dans la journée. Et là, je dis stop. Le vendredi est sûrement le seul jour de beau temps de la semaine, ou nous pourrions nous occuper du jardin. Je n'ai pas envie de perdre la journée à la dépanner. En plus, sa manière d'amener la chose m'agace beaucoup, le fait qu'elle ne compte que sur mon mari pour l'aider etc... Font que je décide de dire stop. Il n'y aura pas encore un aller retour en ville inutile car je tiens mes comptes et je sais que tout ce gaspillage d'essence va nous mettre « dans le rouge »
Je lui propose donc d'essayer de décaler mon RDV chez la sage femme au matin pour que mon mari puisse partir plus tot dans l'après midi et ainsi éviter un aller retour pour rien. Je lui dit que je ne lui promet rien mais que je vais faire de mon mieux, que je suis désolée mais qu'on ne peut pas perdre encore une journée et gaspiller de l'essence parce que les mois sont difficiles à boucler etc...
Et là, elle se vexe « laisse tomber je te ramene ta voiture samedi à la gare, débrouillez vous pour aller la chercher MERCI ». J'ai trouvé sa réaction tellement inattendue, cela m'a encore énervé, jai essayé de lui faire comprendre que je ne voulais pas qu'elle se fâche mais qu'il fallait qu'elle comprenne ma situation aussi... Mais rien a faire, je suis la mauvaise fille qui ne rend pas service, elle qui est dans une situation si désespérée... C'est la famille, elle elle n'aurai pas hésité une seule seconde pour moi … Et elle me propose de rembourser l'essence. Vu la tournure de la conversation et le fait qu'elle nous devait déjà 90 euros (au départ elle devait nous rembourser aussitôt, puis on devait attendre sa paye puis après on devait attendre qu'elle règle ses problèmes de voiture... Au final elle nous les aurai rendu en 4 mois, 20 euros par 20 euros parce que « elle n'a pas les moyens ») J'ai donc refusé sa proposition, pour ne pas alourdir sa dette qu'elle n'a pas les moyens de rembourser. Et parce que je ne peux pas avancer encore, je ne veux pas de toute façon. Après cette histoire de crédit je m’étais promis de ne plus jamais lui prêter 1cts.
J'ai donc poliment décliné sa proposition en ces termes : "étant donné nos antécédents financiers, je preferais ne pas meler l'argent à notre relation ". C'est là que la bombe a explosé.
Je remuais la merde apparemment, j'allais le payer. Elle m'a dit que jamais elle ne me rembourserai cet argent car je l'avais privé se des petits enfants pendant 2 ans (en realité 11 mois mais ca faisait moins accrocheur). C'est là que je me dis que son argumentaire est très bien ficelé. En gros elle me vole de l'argent, je lui reclamme donc elle s'enflamme et m'insulte, alors je coupe les ponts et change de numero pour qu'elle arrete de me harceller et du coup, c'est elle la victime. Je l'ai privé de ses petits enfants donc elle ne me remboursera jamais « parce que ses petits enfants n'ont pas de prix » CQFD ! Bref.
Voyant la tournue des événements mon mari l'appelle 20 fois pour prendre rdv pour tracter sa voiture. Il ne veut pas que l'on se fache encore malgré tout. Elle est vexée et ne repondra jamais a ses appels et sms.
Alors hier je reçois un message ou elle fait sa victime, elle ne comprend pas pk on a réagi comme ca avec elle , il faut qu'on la plaigne. On a refusé de l'aider au moment ou elle en avait le plus besoin et le pompon : elle veut prendre des distances avec nous mais elle nous aime sans compter ! j'ai cru m'etouffer en lisant ca ! ah et aussi il ne faut pas que j'en veille a mon frère (qui comme d'habitude m'insulte copieusement par sms) parce que lui non plus n'a pas compris notre comportement.
J'ai donc pris mon courage a deux mains pour lui annoncer que je ne souhaitait plus de contact avec elle car cette relation m'apportait plus de tristesse et d'angoisse que de joie, que je ne supportait plus ses manipulations, et que je voulais me préserver des insultes, du harcèlement qui pleuvent sur moi a chaque fois que nous avons un désaccord. Je laissais quand même la porte ouverte en disant que mon mari était libre de maintenir ou non une relation avec elle.
Elle n'a bien sur pas compris, je la prive de ses petits enfants encore, je suis un monstre assoiffé de fric... Je suis cocue archi cocue et selon elle il voit toujours sa maîtresse. Je suis resté avec lui uniquement pour le confort et il recommencera parce que je ne suis qu'une merde et je ne merite que ca (en gros). J'ai répondu que sa méchanceté gratuite ne m'atteignais pas (même si elle m'a vraiment énervé en vrai a enfoncer le couteau la ou ca fait mal) et que cela ne faisait que prouver sa méchanceté et me confortait dans mon choix. elle a répondu que ce n’était pas un plaisir pour elle que de me faire du mal, pourtant elle continue de m'envoyer des messages pour me parler de l’infidélité de mon mari... Je vais changer de numero ce soir.
Je ne sais pas si j'ai battu le record du plus long post sur ce forum mais cela m'a fait grand bien de tout déballer. J’espère que quelqu'un lira et me donnera son avis sur le bien fondé d'une rupture brutale avec ma mère, au fond je culpabilise encore pour mes enfants mais je me sens tellement mieux quand je ne lui parle pas. Elle m'angoisse tellement...
Je vais essayer de vous relater les faits le plus objectivement possible, j'ai besoin de me lâcher, j'ai coupé les ponts ce week end. J’espère que cette fois ce sera définitif.
J'ai 26 ans. Ma mère m'a mis au monde juste après avoir soufflé sa 18e bougie. D'un milieu familial dévasté, elle s'est accroché a mon père (alcoolique et toxicomane, violent et infidèle) et a voulu fondé sa propre famille. Le problème c'est qu'elle se droguait, et que son activité professionnelle consistait à voler des bouteilles d'alcool dans les magasins pour les revendre ensuite. Pour cela elle m'a fait gardé par n'importe qui, les sœurs de mon père en premier lieu ( toutes mes cousines ont été placées tot ou tard pour mauvais traitements, les cousins sont pour la plupart en prison). Puis par des voisins de quartier, et de vagues connaissances liées au milieu de la drogue. Bref. Il ne m'est rien arrivé, en tout cas je n'en ai pas le souvenir.
Ma mère a fini par quitter mon père lorsque j'avais 1 an pour celui qui deviendra mon beau père (appelons le Jean) jusqu’à mes 18 ans. Rien a voir avec le bandit qu’était mon père, cet homme était issu d'une famille dite "normale" (sans alcool ni violence). Elle s'est accroché a lui encore une fois comme à une bouée de sauvetage.
Les relations avec ma mère ont toujours été compliquées. A partir de l'age de 2 ou 3 ans je suis devenue ultra capricieuse, je poussais apparemment ma mère a bout pour le plaisir, et je jouissais de la voir en larmes (aux dires de ma mère). Elle a donc délégué tout ce qui avait trait à la discipline Jean, plus jeune qu'elle d'un an.
Jean ne s'en est pas privé, il a jugé bon de me mettre des raclées (comme il disait) à chaque écart de ma part, douches froides, humiliations etc... Ce qui n'a eu pour seul effet que d'installer en moi une colère contre lui que j’espérais pouvoir un jour faire jaillir... Je bouillonnais, je le détestait. Je suppliais ma mère de l'en empêcher mais elle ne bougeait pas, elle me disait de régler mes comptes avec lui puis elle changeait de pièce. Ma mère se droguait toujours et m'a raconté que je lui amenais des verres d'eau la nuit quand elle vomissait.
Je réclamais mon père lorsque j’étais en crise, mais il était souvent incarcéré et n’était pas physiquement apte (de part ses addictions) a s'occuper de la petite fille que j’étais, mais je n'en avais pas conscience et je vivais cela comme une injustice. Je voulais mon père à la maison et pas ce tyran de jean.
Lorsque que j'ai eu 6 ans, ma mère est tombé enceinte de Jean. lui ne voulait pas d'enfant mais ils l'ont gardé. J’étais contente d'avoir un frère : Antoine. La même année, Jean a été muté à 1000 km de notre région natale, et la seule façon de se faire offrir le déménagement par l'entreprise était d'être mariés. Le mariage eut lieu et nous descendîmes dans le sud quelques mois plus tard. Antoine avait quelques mois, moi 6 ans. Le jour de leur mariage fut officiellement le dernier jour ou ma mère prit de la cocaïne avec Jean. Ne restait que les joints de cannabis.
L'éloignement d'avec mon père et ma famille paternelle a eu pour effet de renforcer le pouvoir de Jean sur moi, et j'ai pu constater avec les années que les mauvais traitements m’étaient uniquement réservés, Antoine lui pouvait faire ce qu'il voulait, il n'a jamais été frappé.
Ma mère savourait sa nouvelle vie au soleil et n'a jamais fait l'effort de m'aider a garder un lien avec notre ancienne région, ni ma famille paternelle. J'ai été complètement déracinée et je l'ai très mal vécu. La mentalité sudiste était bien différente de notre région et j'ai tout se suite été moquée, harcelée à l’école, mise a l’écart... Il m'a fallu 2 ans pour avoir quelques amies, Les moqueries ont perduré jusqu’à ce que je déménage, 6 ans plus tard.
La puberté est arrivée bien trop vite (11 ans), et avec elle son lot de problèmes. Jean en plus d’être un tyran est devenu un genre de pervers, ce que je n'ai pas réussi a identifier tout de suite. Il a commencé a se moquer de ma poitrine naissante, a vouloir la voir, la toucher, le tout sur le ton de la rigolade. Ma mère riait beaucoup aussi et m'incitait à me dévoiler. Quand il s'amusait a m'arracher ma serviette en sortant de la douche, elle l'aidait et quand je me rebellais elle m'engueulait. Tout était fait pour me faire passer pour celle qui fou la merde alors que ce n’était qu'un "jeu" pour eux. Mais les clashs que nous rencontrions à la maison, car plus je grandissait moins je me laissais faire, étaient toujours de ma faute, j’étais un frein a leur bonheur familial, j’étais bien la fille de mon père etc etc... Je ne compte pas le nombre de fois ou ils m'ont menacé de m'envoyer chez ma grand mère, sauf qu'a la pré adolescence et une fois intégrée cela ne m'enchantait guerre.
A 12 ans nous avons déménagé, quitté le centre ville de la ZUP pour aller dans une petite ville bourgeoise a seulement 12 km. l’intégration fut moins difficile, mais j'ai perdu le peu d'amies que j'avais.
Jean est devenu de plus en plus insistant, il entrait dans ma chambre, nu, quasiment toutes les nuits. L'excuse officielle si je me réveillais était de dire qu'il éteignais ma chaîne hifi (que je programmais exprès pour ne pas me faire engueuler justement!) ou alors il vérifiait que je n’étais pas sorti en douce (?!).
La vérité c'est que plusieurs fois je me suis réveillé qu'il pratiquait des attouchements. Il fuyait sur le champ, je n'osais pas la plupart du temps en parler, je me réfugiais dans la colère et faisais la gueule pendant des jours, ce qui était perçu comme mon mauvais caractère et ma volonté de foutre la merde dans cette si belle famille. Il fouillait ma chambre aussi, je n'ai jamais rien pu cacher il a toujours tout découvert le jours même (journaux intimes : raclées parce que j’écrivais mes amourettes et fantasmes de jeune fille (j’étais une pute) et mes rebellions contre ma mère et lui même, premier paquet de cigarettes, lettres a mes copines ou mon amoureux ... ) Bref, tout a toujours été étalé sur la place publique et j'ai souvent été frappée et humiliée pour mes écrits ou autre...
Ma mère se couchait toujours très tôt le soir, et lui veillais devant la télé a fumer des joints. Un soir alors que j'avais 14 ans il me propose de regarder un film d'horreur. J'accepte, car d’habitude je dois me coucher a 20h30. Il se sert un verre de rhum et m'en propose un. Ce que j'accepte aussi, je me sens enfin reconnue comme une grande, et faire ça dans le dos de ma mère me ravi.
Je me réveillerai le lendemain soir sans aucun souvenir d'avoir bu ce verre ni d'avoir vu le film, nue dans mon lit. Ma mère me réveille, je suis dans le gaz, incapable de parler. Il expliquera a ma mère que je n'arrivais pas a dormir donc qu'il m'a donné un médicament mais que j'ai mal réagi, que du coup j'ai fait pipi au lit et il m'a donné une douche (pour expliquer ma nudité). Ma mère n'a pas fait de vagues et je me suis fait engueulé car il a remarqué que je m’épilais le maillot !
Les mois ont passé et rien a changé, espionnage, matage a travers le trou de ma serrure. plus je grandissait moins il me frappait et plus il etait discret et sympa avec moi. a mes 18 ans ce fut le pompon, il m'a couvert de cadeaux je n'ai rien compris. ecran plat, home cinéma, bijoux, cds... J'ai trinqué en disant que ma vie ne serait plus jamais la même et je n'avais pas idée de la portée de mes paroles. J'avais attendu ce moment toute ma vie, j’étais majeure.
C’était l'année de ma terminale, j'avais un copain depuis plusieurs mois, une bande de copines géniales, j’étais jolie, bien intégrée. pas bonne élève mais bon, je m'en fichais. je fumais des joints du matin au soir, ma vie était un sketch comique en dehors de chez moi. Je riais a longueur de journée, c'est d'ailleurs ce qui transpirait de mes bulletins scolaires. Puis j'ai découvert totalement par hasard que Jean avait une maîtresse! J'ai attendu une semaine pour mener mon enquête mais je n'ai pas réussi : jean ne laissait plus traîner son portable. J'ai fini par en parler a ma mère. Le drame évidemment...
Quelques semaines de guerre froide plus tard, elle vient me voir pour m'annoncer qu'elle lui pardonne et là j’éclate, je lui dévoile tout. Elle n’était pas surprise outre mesure, elle m'a dit qu'elle s'en était toujours douté (il faut dire que je lui en ai parlé plein de fois, elle lui a toujours trouvé des excuses farfelues...) mais bon là, elle a assumé son rôle de mère et m'a conduite au commissariat. J'ai déposé plainte. Ma mère a sombré, hospitalisation, maladie inconnue qui lui a fait perdre 15 kilos en 1 mois ainsi que la plupart de ses cheveux, alcoolisme...
J'ai gagné mon Procès et décroché mon BAC malgré un taux d'abscenteisme de l'ordre des 70% en terminale.
Elle a quand même continué de le voir très souvent ensuite, partant en week end chez lui et me laissant mon frère.
C'est là que je suis parti de la maison, j'ai abandonné les études car elle a du déménager et n'avait plus de chambre pour moi. Elle avait mis mes affaires dans un placard qu'elle appelait ma chambre en rigolant. J'ai pris une année sabbatique dans un studio a travailler occasionnellement puis j'ai rempli un dossier pour partir dans l'armée, ce que j'ai fait à 19 ans.
Dès mon départ ma mère m'a appelé plusieurs fois par jour pleurant son désespoir financier et affectif, jurant qu'elle n’était plus avec Jean et qu'elle ne pouvait pas payer les factures, qu'on allait lui couper l’électricité et le gaz, qu'elle ne pouvait pas nourrir mon frère etc etc... J'ai donc pris la decison sous forte suggestion de sa part de lui envoyer 300 euros par mois, elle me faisait tant de peine , c’était ma mère. Cette année là je lui ai offert un lave vaisselle a la fete des meres, je la gatais autant que possible quand je partais à l'etranger.
j'ai rencontré l'homme de ma vie a 20 ans, je mourrais d'envie de construire une famille (oh tiens comme elle !) j'ai choisi le candidat idéal : 2 ans de plus que moi, beau, intelligent, ne fume pas, issu de famille normale... Il me tirait vers le haut, moi la rebelle qui fumait toujours des joints, en colère contre la terre entière. il m'a apaisé. j'ai arrêté totalement de fumer.
Lorsque j'ai annoncé a ma mère que nous allions nous marier 1 an après notre rencontre, elle a fondu en larmes au téléphone et m'a demandé de faire un crédit pour elle de 8000 euros pour rembourser ses dettes. Je l'ai fait, mais je lui en voulais d'avoir utilisé la même conversation que l'annonce de mon mariage pour me demander ca...
Un an plus tard, elle ne remboursait évidemment pas le crédit mais je ne lui en tenait pas rigueur, elle n'avait pas les moyens, bla bla bla...
Je descends dans le sud lui annoncer que nous attendons notre premier enfant. A peine repartis dans le train, mon frère m'appelle et m'annonce qu'elle a fait une tentative de suicide et qu'elle est emmenée par les pompiers.
Elle m'apprend qu'elle est noyée financièrement, je lui propose de rendre son appartement et de venir vivre chez nous le temps de se refaire une santé (morale et financière), de trouver un appartement car notre région est bien moins chère que le sud etc etc...
Elle vient et là c'est le drame. Elle reste scotchée a MON pc toute la journée, non pas pour chercher un appartement ou du travail mais pour les sites de rencontre. Mon frère reste lui aussi enfermé jour et nuit dans la chambre que nous leur avions laissé (future chambre du bébé) sur internet. Il ne se lave même pas ! Nous découvrons leur mode de vie et je suis choquée. Elle lui parle comme un chien uniquement quand elle a besoin de lui (sortir SON chien par exemple... mettre ou débarrasser la table. et basta). J'avais posé une condition a leur emménagement chez nous : pas d'alcool a la maison car je suis enceinte et que je connais ses penchants pour la bouteille. Et bien elle me fera des scandales pour ramener de la biere a la maison "la bierre c'est pas de l'alcool" et elle reussira a force de prise de tète a instaurer l'apero a la maison quasi tous les soirs, et la biere meme le midi.
C'est a cette période que je découvre aussi qu'elle est resté avec Jean pendant les 3 dernières années. J'ai découvert des photos dans son appareil photo. Donc quand elle m'appelait pour me pleurer sa misère, elle était parfois avec lui... J'ai été scandalisée, ecoeurée... Elle n'a pas supporté de devoir se justifier et ils sont repartis, tant mieux car je n'en pouvais plus.
Puis finalement je ne sais pas pk on s'est reparlé, ils sont revenus, elle a trouvé un appartement (nous avons du nous porter garant), mon mari a poser une semaine de vacances pour la demenager et arrivé chez elle elle a fait un scandale car il n'a pas remonté ses meubles... Bref.
J'ai eu mon fils en janvier 2012 et nous nous sommes disputés pour une histoire débile (nous n'avions pas mis le chauffage assez tôt selon elle, chose qu'elle a répété et répété a qui voulait bien l'entendre jusqu’à la maternité le jour de l'accouchement, je l'avais remise a sa place poliment et elle n'avait pas apprécié que je n’écoute pas ses conseils de mère et que je bafoue son rôle).
de là elle est partie et m'a harcelé de textos en me disant que "dans une histoire de Q c'est 50/50" faisant référence aux attouchements de son mari, sans aucun rapport avec la situation, au moment de ma vie ou j'ai le moins besoin d'en entendre parler : a la maternité ! j'ai du changer de numero pour qu'elle me laisse tranquille et j'ai essayé de couper les ponts. Je ne me souviens pas pourquoi on s'est reparlé ! Pour mon fils sans doutes... et parce qu'elle allait déménager, elle avait besoin que je sois son garant, chose que j'ai refusé. Elle n'a pas déménagé.
en 2013 alors que j'attendais mon 2e enfant, je craque. J'ai des soucis avec mon mari qui sort trop a mon gout, je me sens volée par ma mère, bref, je fais une mini dépression. je pars une semaine dans une clinique de repos avec un tas d'autres dépressifs plus ou moins graves. Pendant ce temps, je fais mes plans au cas ou je décide de quitter mon mari et je fais part a ma mère des mes inquiétudes au sujet de ma situation financière. En effet je paye depuis 2 ans et demi un crédit de plus de 250 euros par mois pour de l'argent dont elle a bénéficié... et moi je gagne a peine plus du SMIC, je ne suis pas gradée. Sa seule réponse "tu auras des aides de l’état". Alors je lui dis que non, que je préférerai qu'elle prenne sa responsabilité dans le crédit même si elle ne rembourse pas l’intégralité, que même 50 euros par mois seront les bienvenus. Et là, un scandale a éclaté, elle m'a insulté de tous les noms, m'a menacé de me faire retirer mes enfants (la 2e etait encore dans mon ventre !), m'a traité de profiteuse, de fille vénale etc...
Je ne me suis pas démonté, je suis sorti illico presto de la clinique, j'ai choppé mon mari pour remettre les choses a leur places avec lui et nous avons arrangé les choses entre nous. J'avais besoin de lui dans ma vie en général mais encore plus a ce moment là, mon instinct de rebelle a pris le dessus lorsqu'elle m'a envoyé des mails avec des photos d'elle en vacances dans des vêtements que je lui avais prêté, me narguant au possible et m'insultant.
J'ai pris mon clavier et j'ai tout lâché ! je lui ai dit a quel point son comportement m’exaspérait, a quel point je trouvais sa conduite ignoble (partir en vacances alors que moi je paye 250 euros par mois pour elle, en plus dans MES robes que je lui ai prêté ... M'insulter après tout ce que j'ai fait pour elle, dans le moment de ma vie ou j'avais le plus besoin d'elle !) Bref. Je l'ai copieusement insulté moi aussi même si c’était d'une manière plus distinguée qu'elle. Ce fut mon erreur car on insulte pas ses parents quoi qu'il arrive...
Et là elle m'a traité de pute, me disant que c'est moi qui avait allumé son mari des 14 ans pour me le faire, que j’étais une salope depuis ma plus tendre enfance, qu'elle allait venir me casser la gueule enceinte ou pas, que j'allais le regretter, qu'elle ne me rendrait jamais l'argent car selon elle si je l'ai aidé et gâté c'est parce que je me sentais coupable... Que j’étais la plus grosse erreur de sa vie, que je l'avais toujours jalousé car je voulais être la reine a la maison etc etc... enfin ce fut énorme. Elle en profitait aussi pour insulter mon mari au passage, me critiquer sur mon rôle de mère ... Enfin ce fut la douche froide. Alors j'ai répliqué toujours plus fort sur son coté parasite, j'ai appuyé sur le fait que je n'avais à 14 ans aucune expérience sexuelle et que par conséquent je ne cherchais pas son mari que je détestait ...
Bref, nous nous sommes envoyé dans la figure tout ce que nous avions visiblement sur le cœur depuis des années. J'ai fini par supprimer cette adresse mail et changer de numéro ENCORE UNE FOIS pour couper court a son harcèlement (50 msg par jour, tous insultants et menaçants).
J'ai eu ma fille en novembre 2013 et je ne lui ai pas donné signe de vie, j'avoue. J'ai oublié de dire qu'a chaque dispute avec ma mère, quel qu’en soient les raisons, j'ai reçu des sms insultants et menaçants de la part de mon frère Antoine, sans qu'il ne prenne la peine de prendre ma version ou de me demander des comptes. Si je suis en bon terme avec ma mère, il daigne me parler (et encore, il vient quand ma mere vient, il n'envoie pas des sms au jour de l'an ni a mon anniversaire ni rien du tout...) et quand je suis en froid avec ma mere il m'insulte et me menace systématiquement.
Lorsque ma fille a eu 8 mois, je reçois un coup de fil de ma mère m’annonçant que mon oncle (qui avait aussi pris le parti de ma mère et qui avait coupé les ponts avec moi) et malade; Il est a l’hôpital, c'est peut être le cancer. Cette nouvelle m'attriste évidemment et ma mère, bien que toujours agressive et culpabilisante me demande de se voir. Le rdv est pris avec mon mari nous déjeunons ensemble. J'en profite pour lui annoncer que nous attendons notre 3e enfant, un choc pour elle qui voulait une famille nombreuse mais que Jean a forcé a avorté 4 ou 5 fois. Nous reprenons doucement une relation, sachant qu'elle m'accuse de l'avoir privé de ses petits enfants et qu'elle dit ne jamais pouvoir me le pardonner. A aucun moment elle ne remet son comportement en cause. A ce moment là je paye toujours son crédit mais je refuse de lui en toucher mot, jai fait mon deuil car il s’achève bientôt et je me dis que pour mes enfants, je peux faire cet effort. Au fond j’espérais quand même que le geste vienne d'elle, mais ce ne fut évidemment pas le cas. Pourtant elle a fait une formation d'aide soignante et elle est en cdi, plus question de dire qu'elle n'a pas les moyens... Bref, je fais l'intelligente, je ne lui reproche plus rien, je prends le parti de lui pardonner pour qu'elle fasse partie de ma vie...
Mais très vite, ça m'agace, elle ne parle que de mecs, de fringues etc... Je suis enceinte et elle n’arrête pas de se moquer de mon poids, elle ne prends jamais la peine de me proposer de l'aide alors que je suis assez fatiguée par mes 3 grossesses rapprochées... Elle m'appelle uniquement pour parler d'elle, elle ne remarque même pas que je ne peux pas en placer une... Elle fait régulièrement des remarques sur notre situations financière, selon elle nous sommes des riches (a deux a travailler, ayant emprunté sur 25 ans pour s'acheter un appartement...) et elle se plaint toujours autant de son manque d'argent... Sauf que je ne lâche rien, j'avais prévu de ne plus jamais lui avancer le moindre centime. Elle etait tombé en panne de frigo avant notre derniere brouille, mon mari lui en avait acheté un et elle avait profité de notre dispute pour s'affranchir de le rembourser...
J'ai accouché de mon 3e bébé au moment des fêtes 2014, elle devait prendre les 2 aînés pour que mon mari soit présent. Mais pas de bol le travail a commencé le 31 décembre ! Elle a donc changé d'avis et elle est parti fêter le nouvel an avec son mec du moment. elle n'est venu voir sa petite fille que le 3e jour. Moi ca m'a choqué, mais bon... Je ne voulais pas avoir besoin d'elle, j'avais donc trouvé quelqu'un d'autre pour faire garder les enfants. Je ne lui en ai pas tenu rigueur.
Nous avons donc vendu notre appart pour une maison a la campagne, choix qu'elle n'a pas arrêté de critiquer. Elle me culpabilisait pour les 45 min que je mettais entre elle et ses petits enfants ! Nous avons acheté une très grande maison avec un grand terrain pour continuer de réaliser notre désir de famille nombreuse. Nous y sommes bien.
J'ai vécu une grosse tempête avec mon mari fin 2015 (infidélité) cela a été très dur pour moi car jetais enceinte du 4e et selon moi nous avions tout pour être heureux. Je n'ai pas compris, j'ai déprimé sévère. Elle n’arrêtait pas de me dire de partir, de vendre la maison et de retourner en ville (au dessus de chez elle dans un T3, la bonne idée !)... Nous avons finalement entamé une thérapie de couple et nous avons décidé de réparer notre histoire. C'est un travail long et difficile mais nous nous aimons et nous aimons nos enfants, ils ont besoin de nous et nous sommes prêts a tout tenter pour les préserver. Ma mère n'a rien trouvé a redire jusqu’à ce week end...
Elle est tombé en panne de voiture le dimanche de Pâques en rentrant de chez nous.
Elle a d'abord lourdement insisté pour que mon mari la tracte sur la 4 voies, chose qui était impossible car nous n'avions pas de corde. Elle a alors voulu qu'il prenne un câble électrique ! Finalement heureusement nous n'avons pas trouvé de point d'accroche sur la voiture permettant une telle manœuvre et mon mari les a juste ramené chez eux, mon frère et elle, en attendant de trouver une solution. S'en suivent deux jours de pleurs durant lesquels elle refusera catégoriquement toutes les options qui s'offrent à elle : transports en commun ca fait « cas social »,elle régresse, elle ne veut pas. Pourtant elle a un bus direct de chez elle a son travail au pied de son immeuble... Elle dramatise au maximum, pour les courses, le travail le week end etc... Le vélo , hors de question, il y a des montées donc non.
Le mardi, elle arrive a joindre son assurance qui lui apprend qu'elle a le droit à un dépannage dans l'année. Nous la récupérons donc pour l’amener sur le lieu ou est garée sa voiture pour que la dépanneuse l’amène à un garage dans sa ville. Nous avançons 50 euros au passage puisqu'elle n'a pas de chéquier pour payer (l'assurance ne prend qu'une partie des frais en charge...). Nous la ramenons chez elle et sa voiture part à la casse pour un diagnostic, espérant payer moins cher qu'un garage . Le vendredi nous lui prêtons une voiture pour la semaine car mon mari est en vacances (nous avons 2 voitures).
La panne c'est l'embrayage. Elle en a pour 900 euros de frais et ne les a pas. De plus elle dit que sa voiture ne les vaut pas . Casse ou garage, le prix est le même. Elle ne peut pas payer..
Une de ses collègues de travail lui propose de faire réparer sa voiture par un de ses amis pour beaucoup moins cher donc elle est contente.
Elle nous demande de revenir récupérer sa voiture à la casse et l'amener chez sa copine. Mardi mon mari devait aller en ville pour une conférence de 10h à midi et ensuite au cinéma avec un ami à 14h, il lui propose de faire ca entre midi et deux, car ensuite ma mère travaille jusqu'à 20h30. Au départ elle trouve ca trop juste au niveau du temps, elle refuse et nous demande pour mercredi.
Là je commence a sentir qu'elle devient vraiment envahissante et je lui dit que non, que mercredi nous ne pouvons pas. Elle se vexe, me dit qu'elle va essayer de trouver une autre solution et qu'elle me tient au courant. Et plus de nouvelles. Finalement elle envoie un message à mon mari le mardi à 11h30 « envoie moi un message quand tu seras en bas de chez moi ». Ni bonjour, ni rien, et elle prévient 1/2h avant la fin de sa conférence alors qu'il aurai pu avoir prévu de déjeuner en ville avec son ami avant le film par exemple... Heureusement, il est gentil et était quand meme d'accord pour lui rendre service. Seulement la casse etait fermée et ils n'ont pas pu recuperer la voiture. Pour le coup, vraiment pas de chance !
Et hier, elle me téléphone « ton mari devait venir vendredi, c'est toujours bon ? » En effet, il devait aller voir un match de foot en ville vendredi soir. Seulement nous n'avons plus qu'une seule voiture et j'ai rdv chez ma sage femme à 17h dans une autre ville. Je ne serai pas rentré avant 18h30 environ et le match est à 20h. Les horaires ne permettent pas le tractage de sa voiture... Elle conclu donc que mon mari n'a pas d'autres solutions que de faire un aller retour dans la journée. Et là, je dis stop. Le vendredi est sûrement le seul jour de beau temps de la semaine, ou nous pourrions nous occuper du jardin. Je n'ai pas envie de perdre la journée à la dépanner. En plus, sa manière d'amener la chose m'agace beaucoup, le fait qu'elle ne compte que sur mon mari pour l'aider etc... Font que je décide de dire stop. Il n'y aura pas encore un aller retour en ville inutile car je tiens mes comptes et je sais que tout ce gaspillage d'essence va nous mettre « dans le rouge »
Je lui propose donc d'essayer de décaler mon RDV chez la sage femme au matin pour que mon mari puisse partir plus tot dans l'après midi et ainsi éviter un aller retour pour rien. Je lui dit que je ne lui promet rien mais que je vais faire de mon mieux, que je suis désolée mais qu'on ne peut pas perdre encore une journée et gaspiller de l'essence parce que les mois sont difficiles à boucler etc...
Et là, elle se vexe « laisse tomber je te ramene ta voiture samedi à la gare, débrouillez vous pour aller la chercher MERCI ». J'ai trouvé sa réaction tellement inattendue, cela m'a encore énervé, jai essayé de lui faire comprendre que je ne voulais pas qu'elle se fâche mais qu'il fallait qu'elle comprenne ma situation aussi... Mais rien a faire, je suis la mauvaise fille qui ne rend pas service, elle qui est dans une situation si désespérée... C'est la famille, elle elle n'aurai pas hésité une seule seconde pour moi … Et elle me propose de rembourser l'essence. Vu la tournure de la conversation et le fait qu'elle nous devait déjà 90 euros (au départ elle devait nous rembourser aussitôt, puis on devait attendre sa paye puis après on devait attendre qu'elle règle ses problèmes de voiture... Au final elle nous les aurai rendu en 4 mois, 20 euros par 20 euros parce que « elle n'a pas les moyens ») J'ai donc refusé sa proposition, pour ne pas alourdir sa dette qu'elle n'a pas les moyens de rembourser. Et parce que je ne peux pas avancer encore, je ne veux pas de toute façon. Après cette histoire de crédit je m’étais promis de ne plus jamais lui prêter 1cts.
J'ai donc poliment décliné sa proposition en ces termes : "étant donné nos antécédents financiers, je preferais ne pas meler l'argent à notre relation ". C'est là que la bombe a explosé.
Je remuais la merde apparemment, j'allais le payer. Elle m'a dit que jamais elle ne me rembourserai cet argent car je l'avais privé se des petits enfants pendant 2 ans (en realité 11 mois mais ca faisait moins accrocheur). C'est là que je me dis que son argumentaire est très bien ficelé. En gros elle me vole de l'argent, je lui reclamme donc elle s'enflamme et m'insulte, alors je coupe les ponts et change de numero pour qu'elle arrete de me harceller et du coup, c'est elle la victime. Je l'ai privé de ses petits enfants donc elle ne me remboursera jamais « parce que ses petits enfants n'ont pas de prix » CQFD ! Bref.
Voyant la tournue des événements mon mari l'appelle 20 fois pour prendre rdv pour tracter sa voiture. Il ne veut pas que l'on se fache encore malgré tout. Elle est vexée et ne repondra jamais a ses appels et sms.
Alors hier je reçois un message ou elle fait sa victime, elle ne comprend pas pk on a réagi comme ca avec elle , il faut qu'on la plaigne. On a refusé de l'aider au moment ou elle en avait le plus besoin et le pompon : elle veut prendre des distances avec nous mais elle nous aime sans compter ! j'ai cru m'etouffer en lisant ca ! ah et aussi il ne faut pas que j'en veille a mon frère (qui comme d'habitude m'insulte copieusement par sms) parce que lui non plus n'a pas compris notre comportement.
J'ai donc pris mon courage a deux mains pour lui annoncer que je ne souhaitait plus de contact avec elle car cette relation m'apportait plus de tristesse et d'angoisse que de joie, que je ne supportait plus ses manipulations, et que je voulais me préserver des insultes, du harcèlement qui pleuvent sur moi a chaque fois que nous avons un désaccord. Je laissais quand même la porte ouverte en disant que mon mari était libre de maintenir ou non une relation avec elle.
Elle n'a bien sur pas compris, je la prive de ses petits enfants encore, je suis un monstre assoiffé de fric... Je suis cocue archi cocue et selon elle il voit toujours sa maîtresse. Je suis resté avec lui uniquement pour le confort et il recommencera parce que je ne suis qu'une merde et je ne merite que ca (en gros). J'ai répondu que sa méchanceté gratuite ne m'atteignais pas (même si elle m'a vraiment énervé en vrai a enfoncer le couteau la ou ca fait mal) et que cela ne faisait que prouver sa méchanceté et me confortait dans mon choix. elle a répondu que ce n’était pas un plaisir pour elle que de me faire du mal, pourtant elle continue de m'envoyer des messages pour me parler de l’infidélité de mon mari... Je vais changer de numero ce soir.
Je ne sais pas si j'ai battu le record du plus long post sur ce forum mais cela m'a fait grand bien de tout déballer. J’espère que quelqu'un lira et me donnera son avis sur le bien fondé d'une rupture brutale avec ma mère, au fond je culpabilise encore pour mes enfants mais je me sens tellement mieux quand je ne lui parle pas. Elle m'angoisse tellement...